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Le métier de galeriste d’art, une histoire de plaisir

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Alexandre Pintiaux, formateur pour le cours de Gestion de galerie d’art au CFD et avocat en droit de l’art, fait le point sur la situation actuelle des galeries d’art. 

Collectionneurs, musées, maisons de vente aux enchères, foires d’art et bien sûr les artistes… Tous sont des acteurs que les galeries d’art ont le plaisir de côtoyer. Car le métier de galeriste est avant tout une histoire de sens, et donc de plaisir. Découvrir de nouveaux artistes, comprendre leurs créations et ensuite partager ses choix avec les visiteurs de la galerie constituent les activités principales de la galerie d’art. Ensuite, lorsque le coup de cœur est au rendez-vous, la vente est conclue.

C’est en ce sens que la galerie d’art doit être considérée comme l’acteur clé du marché de l’art. Elle permet à deux types de personnes de se rencontrer et de s’apprécier : l’artiste d’une part, et le collectionneur d’autre part.

Mais la crise économique et la mondialisation ont poussé de nombreuses galeries à se repositionner. Par exemple, les foires d’art constituent un outil de promotion des artistes qui n’existait pas il y a quelques dizaines d’années. Or l’avantage est indéniable: rassemblement des pairs dans un même endroit, contacts divers et surtout assurance d’une visibilité auprès de dizaines de milliers de visiteurs. Du point de vue du galeriste, le revers de la médaille porte sur le coût important qu’implique une participation à une foire d’art: location d’un stand (parfois plusieurs centaines d’euros /m²), aménagement du stand et transport des œuvres.

Internet a aussi constitué, et constitue encore, un challenge à relever pour beaucoup de galeristes. Les ventes ne se font plus forcément en tête à tête dans les bureaux de la galerie, mais aussi par écrans interposés, sans parler du fait de devoir prendre en compte toute la législation relative aux ventes par correspondance.

Même la relation du galeriste avec ses artistes change avec le temps. Si par le passé la relation était basée exclusivement sur la confiance, de nos jours un contrat est de plus en plus souvent signé par les parties. Par exemple, il arrive que certains artistes (peut-être peu scrupuleux) n’hésitent pas à concurrencer leur propre galerie en essayant de vendre des œuvres d’art en parallèle, et ainsi éviter de payer la commission du galeriste. Pourtant, ce même galeriste ne ménage généralement pas ses efforts afin d’offrir un maximum de services pour augmenter la visibilité, la reconnaissance et au final la cote de ses artistes. Face à ce type d’attitude, une clause demandant l’exclusivité pendant une période et sur un territoire défini permettra de clarifier la relation entre ces deux partenaires essentiels du marché.

C’est dès la première rencontres de ceux-ci que les questions de droit et de gestion se présentent pour le galeriste (et donc bien avant le premier vernissage et la première vente). Une connaissance raisonnable du fonctionnement des droits d’auteurs, du statut de l’artiste en Belgique et de la fiscalité constituent des armes redoutables en faveur du galeriste.

Fort de ce postulat et de notre expérience en tant qu’avocat en droit de l’art, nous avons pu rédiger (non sans un grand plaisir!) le cours de gestion de galerie d’art proposé par le CFD.

Si vous souhaitez approfondir ces sujets aussi diversifiés que passionnants, n’hésitez pas à contacter le CFD et faites vos premiers pas sur le marché de l’art.

Alexandre PINTIAUX

Avocat en droit de l’art

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