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Jill (23 ans) travaille dans un monde d'hommes

Une femme qui suit une formation technique, nous n'en voyons pas si souvent. En janvier dernier, Jill Vanhamme, 23 ans, originaire de Namur, s'est inscrite à une formation à distance en mécanique automobile. Nous avons voulu en savoir plus.
 
"Je ne sais pas si c'est une histoire si intéressante que ça", commence Jill, sur un ton qui laisse deviner sa modestie. Parce qu'intéressant, ça l'est assurément ! Elle explique : "L'été passé, je suis devenue directrice dans le garage de mon père, Auto Vanhamme. C'est pour cette raison que j'ai décidé de suivre la formation Mécanique automobile, afin d'approfondir mes connaissances." L'étude ne pose pas de soucis pour elle; elle a déja suivi des formations en gestion de base et en marketing ces dernières années.
 
Cela fait un mois qu'elle a reçu son cours de mécanique et elle a déja bien avancé. "Ce qui est génial, c'est que je peux m'en servir dès qu'on reçoit un véhicule", raconte-t-elle. "J'apprends beaucoup de choses en pratique et ensuite je cherche plus d'infos dans mon syllabus et je lis ce qui m'intéresse." Elle dit qu'elle suit la formation 'à sa façon'. Et ça lui convient très bien : "C'est vraiment un cours agréable. Très clairs, avec beaucoup de schémas et de cas pratiques."
 
Comment vivez-vous le fait de travailler dans un secteur technique ?
 
“Cela se passe beaucoup mieux que ce à quoi je m'attendais ! J'étais un peu inquiète au départ, parce que c'est vraiment un monde d'hommes. Dans le garage, il n'y a que des hommes. Mais ce n'est pas si terrible finalement. C'est aussi beaucoup plus intéressant que ce que je pensais. Et tout le monde est très accueillant et serviable!
 
Avez-vous été confrontée à des réactions particulières, en tant que femme dans ce secteur ?
 
“Dans mon entourage, j'ai reçu beaucoup de réactions, comme ‘vraiment chapeau !’ parce que j'ai osé me lancer et surtout dans ce secteur-là. La plupart de mes amies ne connaissent pas du tout ce monde-là, elles travaillent presque toutes comme professeure ou dans le secteur social. Je reçois donc beaucoup de questions pour savoir comment ça se passe. Et plus particulièrement quand elles ont un problème avec leur voiture. Dans ce cas-là, elles veulent toujours passer pour me montrer", dit-elle en riant.
 
Bien qu'elle est une femme, elle n'a pas beucoup du faire face aux préjugés. “Je n'ai rien eu de négatif, je crois. Tout le monde est vraiment curieux et bienveillant”, confie Jill. “Mais je n'ai que 23 ans, et ça je le ressens fort dans mon entourage. Je suis jeune et je sais bien que je ne connais pas encore tout.” Elles pensent néanmoins qu'elle, et les femmes en général, sont plus fiables pour gérer des entreprises. Elle déclare, convaincue, : “ Les choses fonctionnent mieux  !”
 
Pourquoi penses-tu que le secteur technique est à ce point un monde d'hommes ?
 
“Ce qui me viens à l'esprit, c'est le travail physique assez lourd que l'on doit faire. Hier, il a justement fallu sortir une grosse pièce du moteur. C'est très éprouvant physiquement.” Elle ajoute qu'en plus du poids à porter, les travaux sont aussi régulièrement salissants. “Vérifier le moteur, ça ne pose pas encore trop de problème; mais travailler en dessous du véhicule, c'est assez salissant!”
 
Et les femmes n'aiment pas ça ?
 
“Moi en tout cas, je n'aime pas vraiment ça”, dit-elle en riant.

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