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Pédagogie : Les courants alternatifs !

Chaque enfant est un adulte en devenir. Une bonne pédagogie est donc essentielle pour qu’il s’épanouisse. En effet, une construction n’est possible que si la base est solide au risque de voir le tout s’effondrer. Il en va de même pour l’enfant et il faut lui donner toutes les clefs pour réussir. L’enfant est un être encore innocent et curieux, ouvert à toutes les expériences. Il faut en profiter, mais intelligemment. Afin d’aider les parents dans cette tâche, des professionnels sont disponibles tels que des coaches familiaux ou des psychologues spécialisés. Pour cette raison, les offres d’emploi dans ce secteur sont considérables.
Ainsi, le sujet de l’enfance ayant été traité à de nombreuses reprises, plusieurs pédagogies ont vu le jour. Les parents ont parfois du mal à savoir ce qui est le mieux pour leur progéniture. Personne ne possède la science infuse et aucune question n’est stupide. N’hésitez donc pas à vous renseigner plus amplement et à suivre des formations. Parmi toutes les pédagogies existantes, voici une petite sélection :
 
  1. Montessori
Maria Montessori, pédagogue et médecin italienne, a créé cette méthode d’enseignement en 1907. Sa pédagogie repose sur l’éducation sensorielle et kinesthésique de l’enfant.
L’élève est donc au centre des apprentissages. Il jouit d’une certaine autonomie et décide par lui-même de ce qu’il veut faire. L’exercice doit néanmoins avoir déjà été vu avec l’éducateur. Le but de l’enseignant n’est plus d’imposer des matières, mais d’inciter l’élève à toucher à tout. L’environnement et le matériel seront généralement ludiques afin de créer des envies de découverte auprès de l’enfant. De plus, l’enfant corrige les exercices par lui-même. Il ne s’agit pas de pointer les erreurs, mais de susciter le désir de s’améliorer. L’élève fait donc preuve d’autodiscipline. Il est libre de parler (doucement) et de circuler à condition de ne pas troubler l’ambiance de travail. Il travaille parfois en groupe, mais la plupart du temps seul afin de pouvoir respecter son rythme d’apprentissage. En effet, il faut à tout prix éviter de juger un enfant (« le plus rapide », « le plus intelligent »…).
Les écoles et les jeux poursuivant cette pédagogie fleurissent un peu partout. Attention cependant à ne pas vous faire avoir ! En effet, Montessori n’est pas un label protégé, n’importe qui peut donc se prétendre de cet enseignement. Il est dès lors essentiel d’avoir des connaissances dans le domaine pour pouvoir juger de la qualité.
 
  1. Freinet
La pédagogie Freinet a été mise au point par les époux Freinet au début du 20e siècle. Elle est fondée sur l’expression libre des enfants. Ceux-ci sont au centre de l’apprentissage.
L’art occupe une place importante dans cet enseignement et l’enfant y consacre beaucoup de temps. L’élève établit de lui-même un contrat à réaliser en fonction de ses capacités et de ses objectifs. Cette pédagogie reconnait que tout le monde ne peut pas être bon en tout. Ainsi, l’enfant est libre de choisir ce qu’il veut faire. Il travaille les matières plus difficiles en coopération avec ses camarades de classe. Cet enseignement favorise donc le tâtonnement expérimental. Freinet préconise d’encourager la libre découverte des grandes lois du langage et de la grammaire, des mathématiques et des sciences. Pour cela, il faut inciter à beaucoup expérimenter, à observer, à comparer, à imaginer des théories et à vérifier.
En outre, puisque l’école ne doit pas être une contrainte, il n’y a pas de devoir ni de prise de note. En effet, chacun ne bénéficie pas de la même aide à la maison. De plus, le travail ne doit pas empiéter sur le temps libre. Il n’y a pas non plus d’évaluation, car le but n’est pas de pointer les « mauvais élèves ». Chacun évolue à son rythme. D’autant plus que les contrôles ne prennent pas en compte de nombreux paramètres comme la gentillesse, la ponctualité, la politesse, etc. Il s’agit davantage d’une discussion avec le professeur pour établir ce qui peut être améliorer.
Le maître n’occupe pas une position supérieure à sa classe. Pour cette raison, les décisions sont prises de concert et les conflits sont réglés dans le dialogue.
 
  1. Fröbel
Fröbel est un pédagogue allemand qui a développé sa pédagogie au 19e siècle. Il considère que l’école est un jardin (d’où l’expression « jardin d’enfants ») dont les enfants sont les plantes et les institutrices les jardinières. Ces dernières observent, accompagnent, guident, montrent et motivent. Ce programme se base sur l’éveil par le jeu et l’activité physique pour la petite enfance (trois à six ans). La nature a également une grande importance.
Ainsi, il estimait que chaque enfant était unique et qu’il fallait encourager son potentiel. L’élève est davantage stimulé par un environnement aménagé, où il peut analyser et apprendre depuis ses propres perspectives. Le jeu mène à l’apprentissage et l’enfant n’apprend que ce pour quoi il est prêt. Il jouit donc d’une certaine liberté, mais toujours sous l’œil attentif de l’institutrice.
L’enseignement se déroule sous forme de « dons » et d’« occupations ». Les Dons se composent d'une série de matériel naturel et neutre qui procure des explorations manuelles des solides, des surfaces, des lignes, des ronds et des points. Les enfants utilisent ce matériel pour découvrir les principes de mouvement, des mathématiques et de la construction. Les Occupations consistent en un set d’activités conçues pour fournir des explorations manuelles plus poussées et s’entraîner à des compétences comme le travail de l’argile, du bois, le laçage, le tissage, le dessin et le découpage.
 
Le sujet de la pédagogie est complexe et il est très difficile de le résumer en quelques lignes. Si le thème vous intéresse, il est donc préférable de suivre une formation. 

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