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Transports en ville: les nouvelles tendances

Si la pollution industrielle a tendance à diminuer, celle des véhicules augmente encore avec les années et représente plus 20% des émissions de gaz à effet de serre. Néanmoins, le XXIème voit l’émergence, ou le retour à la mode, de façons de bouger plus écologiques.
En ville, les moyens de transports classiques comme les bus, le métro ou le tramway représentent toujours l’alternative privilégiée à la voiture. Ces transports en commun représentent environ 20% des déplacements en Belgique. Si le bus est moins écologique, il reste tout de même une excellente solution, ainsi que le tramway, fonctionnant entièrement à l’électricité et de façon plus globale, s’avère être plus ponctuel et sécurisant pour ses usagers. Ces moyens de transports présentent également l’avantage d’offrir du temps pour lire ou se concentrer sur autre chose que le trajet. Autre alternative à la mode ayant émergé au début des années 2000 : le covoiturage. En progression constante ces dernières années, de plus en plus de gens voyagent ensemble, que ce soit pour des trajets domicile-travail ou pour des trajets longues distances. Il présente l’avantage de favoriser la rencontre des gens, ainsi que des économies importantes en partageant les frais de déplacements. Autre solution encore plutôt marginale : l’autopartage. Il s’agit d’utiliser des voitures en libre service, voire celles d’autres personnes, autant pour économiser de l’argent que du temps, et réduire son empreinte écologique. Il représente une alternative intéressante au fait de posséder sa propre voiture (et tous les inconvénients qui y sont liés : assurances, difficultés pour se garer en ville, etc…).
Néanmoins, si ces manières de se déplacer sont très intéressantes pour réduire son empreinte écologique, elles représentent tout de même certaines nuisances : plusieurs études ont tendance à démontrer que l’usager des transports en commun a un niveau de stress plus élevé que la normale, lié au bruit, à des environnements anxiogènes aux heures de pointe, mais aussi aux retards plutôt fréquents..
 
Depuis une quinzaine d’années, les grandes villes ont vu se développer les vélos en libre accès, ainsi que de plus en plus de pistes cyclables voient le jour, même si dans certaines villes, cela laisse encore à désirer… Mais ce sont surtout les nouveaux moyens de transports électriques qui ont la côte.
Les voitures électriques augmentent en nombre, mais restent encore difficile d’accès : plutôt coûteuses, il est encore difficile de trouver des bornes pour recharger sa voiture, et elles ne permettent pas de désengorger les villes aux heures de pointes. Depuis quelques mois, les centres urbains ont vu se multiplier sur leurs trottoirs de nouveaux objets : les trottinettes électriques. Appareil au succès fulgurant, il représente le moyen de déplacement électrique le moins coûteux, et plus agréable pour circuler en ville, car il permet de se faufiler facilement. Attention néanmoins, si pour l’instant elle ne fait l’objet d’aucune législation spécifique, une loi verra le jour en septembre 2019 interdisant par exemple leur circulation sur les trottoirs et le stationnement sera encadré. Son concurrent direct, le gyropode (ou Segaway) est une plateforme électrique qui fonctionne sur la base d’un système de stabilisation gyroscopique. S’il n’a pas connu le même succès que les trottinettes électroniques (en accès libre), les gyropodes sont néanmoins de plus en plus visibles en ville et représente un marché porteur. En résumé, il existe de plus en plus de moyens non polluants pour se déplacer en ville et le futur peut encore nous réserver des surprises !
 
La rivalité américano-chinoise accouche de projets de plus en plus sophistiqués. Du côté des américains, on trouve par exemple le tramway aérien : de véritables boulevards seront construits au-dessus du trafic automobile, où les tramways circuleront sur rails pour ainsi désengorger les villes. Autre projet futuriste : l’Hyperloop, un tube au sein duquel une capsule serait propulsée à plus 1000 km/h sur des coussins d’air pressurisés.
De quoi faire un trajet Bruxelles-Paris en moins de 20 minutes, le tout sans impact écologique ! Enfin, la Chine a récemment mis sur pied un projet de bus « anti-embouteillages », concept d’un véhicule dont les deux piliers se situeraient de chaque côté de la route, et une coque contenant les voyageurs au-dessus des voitures, ce qui permettrait au bus « d’enjamber » les bouchons interminables…
 
Enfin, au-delà de ces projets fous, un autre moyen de transport plus classique à récemment été redécouvert par les scientifiques : les jambes de l’être humain. Grâce à ses deux pattes, l’Homme peut marcher plusieurs kilomètres sans dépenser un seul sou ni impacter l’environnement. De même, il faut savoir que la position assise, si elle dure trop longtemps, n’est pas bénéfique pour la santé : l’OMS recommande ainsi de marcher au minimum 2 kilomètres par jour pour éviter le cancer colorectal. Alors n’hésitez plus, laissez vous tenter par la marche à pied !

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